HQC4 - P5 - Formation de la fédération canadienne - 12 - Première phase industrielle Partie 2

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Conditions de vie et de travail des hommes, des femmes et des enfants


Ce besoin d’une main d’oeuvre peu qualifiée entraîne de difficiles conditions de travail pour les ouvriers des manufactures.  Les heures de travail sont longues, une journée de travail peut compter entre 10 et 12 heures, parfois plus..  Les salaires sont bas; encore plus pour les femmes et les enfants, qui sont présent particulièrement dans le secteur du textile, de la chaussure et du tabac.  D’autre part, le travail en usine peut être dangereux, ; il n’y a pas de normes de sécurité pour protéger les travailleurs.  Ainsi, un employé qui se blesse risque le congédiement.   Les ouvriers travaillent dans des espaces restreints où la lumière et le chauffage sont insuffisants et la qualité de l’air mauvaise, ce qui occasionne de nombreux problèmes de santé. 

À ces conditions de travail s’ajoutent les conditions de vie difficiles.  Les ouvriers étant peu fortunés, ils sont contraints de vivre dans des quartiers ouvriers.  Souvent insalubres et exigus, sans services d’électricité, d’aqueducs et d’égouts, ces logements sont situés près des usines et de la pollution qu’elles occasionnent.  Ces mauvaises conditions augmentent le taux de mortalité infantile, ce qui amène l’intervention de l’État. 

Par exemple, des programmes de vaccination et de sensibilisation à l’hygiène sont mis sur pied et des bains publics sont rendus accessibles à la population.   Ce n’est pas un hasard si la bourgeoisie d’affaires se tient à l’écart de ces quartiers, en se construisant de somptueuses résidences.  Contrairement aux quartiers ouvriers, les quartiers bourgeois sont dotés d’espaces verts et des infrastructures d’hygiène qui sont déficientes dans les quartiers ouvriers, ce qui témoigne de la grande disparité entre la classe ouvrière et la bourgeoisie d’affaires.



Mouvement ouvrier


C’est pour faire face à ces conditions de vie et de travail difficiles que les ouvriers vont se regrouper dans des organisations ouvrières qui revendiquent de meilleurs conditions de travail ; il s’agit des syndicats ouvriers.  En confiant la négociation de leurs conditions de travail au syndicat plutôt qu’en les faisant individuellement, les ouvriers espèrent créer un rapport de force avec leurs patrons.  Ultimement, ils peuvent déclencher une grève, c’est-à-dire un arrêt de travail, afin de forcer leurs employeurs à améliorer leurs conditions.

Avant 1872, les syndicats sont illégaux au Canada.  Ils sont peu organisés et surtout réservés aux métiers spécialisés.  Cependant, après leur légalisation, ils se multiplient et élargissent leur champ d’action en vue d’améliorer les conditions de travail des ouvriers.  Un jalon important est marqué en 1881 lorsqu’un syndicat américain s’implante au Canada : les Chevaliers du travail.  Le clergé voit d’un mauvais oeil l’influence grandissante de ce mouvement ouvrier qui s’inspire des syndicats américains.  Le nombre de grève est tout de même en augmentation et force le gouvernement à intervenir.  En 1885, il fixe un âge minimal requis pour travailler et institue un an plus tard une commission d’enquête afin d’étudier les conditions de vie et de travail des ouvriers.

Urbanisation


À cause de la proximité des marchés et des différentes infrastructures de transport qui facilitent la distribution des produits manufacturés, comme les chemins de fer, les ports et les canaux, les entreprises industrielles choisissent principalement de s’installer dans les grandes villes comme Montréal.  Ces industries offrent de nombreux emplois, ce qui contribue à augmenter la population urbaine en attirant ceux qui quittent la campagne ainsi que les immigrants, un phénomène qu’on appelle l’urbanisation.    À la fin du 19e siècle, alors qu’elle ne comptait que 90 000 habitants en 1861, la population de Montréal dépasse 200 000 habitants, ce qui en fait la ville la plus importante du Canada, autant au niveau de sa population, de son secteur manufacturier et de ses institutions financières, alors que Toronto est en émergence.  Québec compte alors un peu plus de 60 000 habitants.  Cette augmentation très rapide de la population urbaine n’est pas sans impact pour la santé publique et force les villes à offrir des programmes tels que la collecte des déchets.

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