HQC4 - La formation du régime fédéral canadien - 2 - Économie coloniale


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L'adoption du libre-échange par le Royaume-Uni


En 1840, le protectionnisme est la politique économique qui est appliquée par le Royaume-Uni envers ses colonies. Qu’il s’agisse des tarifs préférentiels ou des Corn laws, la métropole favorise ses colonies lorsque vient le temps d’acheter du bois ou des céréales par exemple. Ces tarifs douaniers plus bas protègent l’économie de ses colonies, qui n’ont pas à faire face à la concurrence d’autres territoires lorsque vient le temps de vendre ses produits au Royaume-Uni. Au début du 19e siècle, l’économie des colonies britanniques a grandement profité de cette politique économique avantageuse pour elles.

Cependant, dans les années 1840, la métropole modifie sa politique économique. Puisqu’elle trouve que ses colonies lui coûtent plus cher qu’elles ne rapportent, la métropole délaisse peu à peu le protectionnisme pour se tourner davantage une autre politique économique : le libre-échange. Elle diminue progressivement les tarifs douaniers sur le bois, pour ensuite abolir les Corn Laws en 1846.

Grâce au libre-échange, la métropole peut dorénavant s’approvisionner ailleurs que dans la Province du Canada à meilleur coût. La conséquence de ce changement de politique économique pour la Province du Canada est que la colonie a plus de difficulté à exporter ses produits sur le marché britannique. La colonie, qui doit assumer des coûts de transport plus élevés que ses concurrents à cause de l'éloignement du Royaume-Uni, n’est plus en mesure de vendre ses produits à prix compétitifs. Elle doit donc chercher trouver de nouveaux débouchés pour exporter ses produits comme le bois et le blé.



Traité de réciprocité avec les États-Unis


Dans les années 1850, la Province du Canada se tourne vers les États-Unis pour faire face aux difficultés économiques engendrées par l’adoption du libre-échange par le Royaume-Uni. Les États-Unis, alors en pleine expansion économique, ont de grands besoins, notamment en bois de construction. En 1854, le Royaume-Uni signe avec eux pour la Province du Canada un traité de libre-échange : le traité de réciprocité. En vigueur pour dix ans au moment de sa signature, il sera appliqué finalement 12 ans. Il prévoit notamment que les États-Unis pourront pêcher dans les eaux territoriales d’Amérique du Nord britannique, en échange de l’abolition des tarifs douaniers imposés par les américains sur des ressources naturelles telles que le bois, le blé et le charbon.

La signature du traité de réciprocité entre les États-Unis et la Province du Canada a des effets positifs autant l'économie du Haut-Canada que celle du Bas-Canada. Par contre, cette situation ne dure pas. Dans les années 1860, les tensions entre le Royaume-Uni et les États-Unis s’accentuent dans le contexte de la Guerre de Sécession, une guerre civile qui oppose le Nord et le Sud des États-Unis. En 1866, une fois la paix rétablie, les États-Unis mettent fin au traité de réciprocité, ce qui ramène la Province du Canada à la case départ. La colonie doit alors trouver de nouveaux marchés d’exportation pour ses produits et devra se tourner vers les autres colonies britanniques d’Amérique du Nord pour régler ses problèmes économiques.


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