HQC4 - P5 - 6d - Relations fédérales provinciales - Soulèvement métis

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En 1869, le Canada connaît sa première crise majeure.  Celle-ci oppose le gouvernement fédéral aux Métis de l’Ouest.  Ces derniers forment un peuple qui est installé notamment dans la région de la rivière Rouge, une colonie fondée en 1812 et située à l’Ouest de l’Ontario.  Plusieurs des Métis sont des descendants des voyageurs canadiens qui s’y rendaient autrefois faire le commerce des fourrures, mais aussi pour y pratiquer l’agriculture. Leurs ancêtres se sont établis définitivement dans les plaines de l’Ouest et se sont mariés à des femmes autochtones, ce qui a formé un peuple particulier où se mélangent à la fois des gens d’origine autochtone et européenne d’origine Française et Britannique .


En 1836, le territoire de la rivière Rouge est sous contrôle de la Compagnie de la Baie d’Hudson.  En 1869, deux ans après l’AANB, la compagnie vend la Terre de Rupert au Dominion du Canada pour la somme de 1,5 millions de dollars.  Mis de côté pendant les négociations de la vente, le peuple Métis, avec Louis Riel à sa tête, est inquiet de voir arriver des arpenteurs canadiens sur les terres qu’ils occupent depuis des générations sans nécessairement posséder de titre de propriété officiel.  C’est pour préserver défendre leurs droits que les Métis, en 1869, saisissent le Fort Garry et mettent en place un gouvernement provisoire dirigé par Riel. L’objectif de ce gouvernement temporaire est de faire de leur territoire une province à part entière du dominion du Canada.


La situation dégénère en 1870 lorsque Thomas Scott, un farouche opposant au gouvernement provisoire de Riel, est exécuté après un procès en cour martiale pour insubordination. Scott devient alors un symbole pour les protestants ontariens qui s’opposent à Louis Riel et qui voudraient faire de la colonie de la rivière rouge un territoire ontarien.  Pour éviter lui même d’être condamné pour meurtre, Riel doit prendre la route de l’exil vers les États-Unis. Son action permet toutefois la création d’une nouvelle province canadienne en 1870 : le Manitoba. Bien que Métis voient leurs droits territoriaux reconnus, plusieurs d’entre eux se sentent désavantagés par l’arrivée massive de colons et préfèrent aller s’établir à l’Ouest du Manitoba.   


Au début des années 1880, s’accélère la colonisation des Territoires du Nord-Ouest grâce à la construction du chemin de fer transcontinental qui progresse, ce qui exacerbe les tensions avec les populations métisses et autochtones qui y vivent.  Revenu d’exil à l’invitation de Gabriel Dumont, Louis Riel dirige le mouvement Métis. Ils forment alors des groupes armés et proclament un nouveau gouvernement provisoire à Batoche dont Riel est le chef et Gabriel Dumont le commandant militaire.  Appuyés par plusieurs chefs autochtones, ils remportent plusieurs victoires face aux forces armées canadiennes et à la Police montée. Cependant, les forces canadiennes reçoivent des renforts importants par train, ce qui leur donne l’avantage face aux forces métisses.  L’issue de la rébellion se décide à Batoche par une victoire décisive des troupes canadiennes, ce qui met fin à la Rébellion du Nord-Ouest. Louis Riel est arrêté, tout comme d’autres chefs Métis et des Premières nations. Après un procès controversé à Regina, Louis Riel est déclaré coupable de haute trahison et condamné à être pendu.   

John A. Macdonald refuse d’intervenir et d’annuler la peine, ce qui suscite de profondes divisions dans le jeune dominion du Canada.  D’une part, les francophones catholiques sont indignés par la pendaison de Louis Riel, qu’ils considèrent comme un défenseur des minorités opprimées, alors que plusieurs protestants anglophones estiment plutôt que justice a été rendue.


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