HQC4 - P5 - Formation de la fédération canadienne - 8 - Migrations

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Exode rural


Dans les campagnes du Bas-Canada, au milieu du 19e siècle, la situation est préoccupante.  Le taux de natalité est élevé chez les familles canadiennes-françaises, ce qui entraîne, une rareté des terres agricoles disponibles dans la zone seigneuriale.  De plus, avec la mécanisation de l’agriculture qui s’amorce, le besoin de main d’oeuvre dans le monde rural diminue, ce qui complique encore plus la situation des jeunes en campagne.   Au même moment, les villes comme Montréal s’industrialisent et sont à la recherche d’une main-d’oeuvre abondante et bon marché.  Ce manque de terres, conjugué à l’attrait qu’exerce la ville sur ces jeunes en quête de débouchés, amène ce qu’on appelle l’exode rural, c’est-à-dire que la population de la campagne cherche à quitter celle-ci pour aller s’établir ailleurs, ce qui déplait au clergé qui privilégie plutôt un mode de vie rural.



Émigration vers les États-Unis


Durant cette période, plusieurs canadiens-français font le choix de quitter la campagne bas-canadienne, ou québécoise pour se diriger vers les États-Unis.  Les villes comme Montréal n’offrant pas suffisamment pour eux de débouchés, ils sont attirés par les nombreux emplois offerts dans les manufactures de la Nouvelle-Angleterre dans le domaine du textile et de la chaussure.  Ils se dirigent vers des États comme le Maine, le Vermont, le Massachusetts ou le New-Hampshire.  Les départs sont nombreux ; à la fin du 19e siècle, ils sont plusieurs dizaines de milliers par année à prendre le train pour se trouver un emploi et aussi pour rejoindre la parenté qui a pu s’établir aux États-Unis établir auparavant.  De véritables communautés franco-américaines avec leur propre culture, leurs institutions et leurs paroisses sont nées en Nouvelle-Angleterre grâce à cette migration massive de Canadiens-français.  Toutefois, le temps fera son oeuvre puisque cette population franco-américaine s’assimilera à la population américaine majoritaire.



Ouverture de régions de colonisation


Inquiet de voir la population Canadienne-française décliner, le clergé catholique propose comme solution à l’exode  l’ouverture de nouvelles régions de colonisation.  Ce retour à la terre cadre avec les valeurs traditionnelles défendues par l’Église.  Le clergé soutient par exemple des sociétés de colonisation qui sont en charge de recruter des colons, pour qu’ils s’établissent dans de nouvelles régions comme le Lac-St-Jean, le Bas-St-Laurent ou les Laurentides.  Le curé Labelle incarne sans contredit ce mouvement de colonisation.  Curé de St-Jérôme, il convainc le gouvernement du Québec de construire un chemin de fer vers les Pays d’en Haut, dans les Laurentides, afin de soutenir son projet de colonisation.  Malgré toute la bonne volonté du gouvernement et du clergé, la colonisation est insuffisante pour freiner l'hémorragie.  Il y a davantage de canadiens français qui migrent vers les États-Unis que pionniers pour s’installer dans ces nouvelles régions de colonisation.



Immigration transatlantique


Pendant toute la période 1840-1896, des immigrants qui proviennent d’Europe traversent l’Atlantique pour s’intégrer à la population.  Dans les années 1840, ils sont essentiellement originaires des îles britanniques.  Fuyant les mauvaises conditions socioéconomiques dans leur pays, ils quittent leur milieu rural dans l’espoir de trouver un emploi et une vie meilleure.  Les Irlandais, les plus nombreux de ces immigrants, quittent leur pays natal en raison de la Grande famine qui touche des millions d’entre eux.  Ils prennent le chemin de l’Amérique dans des conditions pitoyables.  Ils sont des milliers à mourir  de typhus ou d’autres maladies pendant la traversée ou à la station de quarantaine de Grosse-Île.

La plupart des immigrants qui viennent d’Europe s’installent dans le Haut-Canada, ce qui contribue à augmenter rapidement la population de cette partie de la Province du Canada, mais aussi dans des régions du Bas-Canada comme les cantons de l’est, l’Outaouais et à Montréal.  D’ailleurs, cette ville est même majoritairement anglophone vers 1845.  Cette vague migratoire se poursuit après la création du dominion du Canada en 1867.  Cette immigration est encouragée par le gouvernement qui souhaite coloniser les terres de l’Ouest.  Attirés par les nombreux emplois qui y sont offerts dans les manufactures, plusieurs d’entre eux choisissent toutefois de s’établir à dans des villes comme Montréal, Québec ou  Toronto, ce qui contribue à l’urbanisation.



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