HQC4 - P8 - Les choix de société dans le Québec contemporain - 12 - Ère de l'information

Vidéo


Utilisation d’Internet 


Dans les années 1980, l’ordinateur personnel, plus communément appelé le PC (de l’anglais personal computer), devient un objet grand public.  Il permet, entre autres, de jouer à des jeux vidéo et d’installer des logiciels de bureautique. Il existait, depuis les années 1960, des réseaux privés et universitaires qui permettaient aux ordinateurs de communiquer entre eux à distance, mais, ceux-ci restaient peu nombreux et étaient réservés à des groupes restreints. La véritable véritable révolution commence dans les années 1990 avec la démocratisation du World Wide Web, un réseau qui utilise Internet afin de permettre la consultation de sites à l’aide d’un navigateur.  Au milieu des années 1990, de plus en plus de Québécois, surtout en milieu urbain, peuvent se brancher sur Internet via un modem téléphonique.  Au tournant des années 2000, le gouvernement québécois prend conscience du haut potentiel de ce qu’on appelle alors « l’autoroute de l’information ».  Il intervient afin d’aider à la démocratisation d’Internet en subventionnant les coûts de l’achat d’un ordinateur et de l’accès Internet.  En plus de toutes les informations qui sont disponibles à quelques clics de souris, Internet permet aussi de télécharger de la musique ou de communiquer grâce aux messageries instantanées.  La technologie Internet évolue rapidement et les vitesses de téléchargement augmentent avec le passage à la haute vitesse.  

Au milieu des années 2000, l’arrivée des réseaux sociaux vient bouleverser profondément la façon dont les humains entrent en communication entre eux.  Les médias sociaux sont alors devenus incontournables.  Pour plusieurs, ils représentent la principale source d’informations, servent de lieu de débat et deviennent vecteurs de changements sociaux.  Pour d’autres, ils sont plutôt source d’inquiétude.  Les médias sociaux permettent la diffusion rapide de fausses nouvelles et servent de tribune à la cyberintimidation, qui est amplifiée par le phénomène des « trolls ».  Les années 2010 marquent le virage de la mobilité qui s’est amorcé quelques années plus tôt.  Il n’est plus nécessaire d’être assis devant l’ordinateur familial pour se connecter à Internet ; il suffit d’un téléphone intelligent, ou d’une tablette numérique, et il est possible de se connecter n’importe où grâce aux réseaux WIFI et aux connections 3G, puis 4G.  Utile pour le travail, le divertissement et la vie sociale, Internet est plus que jamais au cœur de nos vies.   Plus récemment, le réseau s’est invité sur les montres, assistants numériques et autres appareils : c’est l’Internet des objets.  Cette omniprésence du web amène aussi de nouveaux défis, comme la protection des renseignements personnels, la cyberdépendance ainsi que les cyberattaques en provenance de l’étranger.

Information continue 


Dans les années 1990, l’arrivée de deux nouvelles chaînes viennent bouleverser le monde de l'information.  En 1995, la Société Radio-Canada lance le Réseau de l’information (RDI).  Deux ans plus tard, le Groupe TVA lance à son tour Le Canal Nouvelles (LCN).  Ces deux chaînes québécoises s’inspirent du succès de la chaîne CNN, aux États-Unis, et diffusent des nouvelles en continu 24 heures sur 24.  Ces deux chaînes deviennent rapidement des incontournables, surtout lors d’événements importants comme la crise du verglas de 1998, en Montérégie, les attentats du 11 septembre 2001 ou la pandémie de la COVID-19, en 2020.

Intégration et concentration des médias 


Dès les années 2000, le monde des médias vit une réorganisation en profondeur.  De grandes entreprises médiatiques comme Bell et Québecor font l’acquisition d’autres entreprises qui œuvrent dans d’autres domaines reliés aux médias, comme la radio, les journaux, la télévision, la câblodistribution et même le monde de l’édition.  Le résultat de cette intégration est qu’il y a de moins en moins de concurrence et de sources d’information différentes.  La multitude des plateformes pourrait laisser présager une plus grande diversité de l’information, mais en réalité, c’est l’inverse : il y a de moins en moins de sources d’informations puisqu’une même nouvelle est relayée par plusieurs plateformes, mais appartenant au même propriétaire.  De plus, à l’heure où produire du contenu original devient de plus en plus onéreux, les empires médiatiques font davantage appel à des commentateurs qui émettent des opinions plutôt qu’à des journalistes transmettant des faits.  Les années 2010 marquent aussi l’âge d’or des géants d’Internet, qu’on appelle souvent les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft), qui engrangent des milliards de profits à chaque année.  Cependant, leur omniprésence soulève de nouveaux enjeux puisqu’ils accaparent une bonne part des revenus publicitaires en plus de soulever des questionnements quant à la part d’impôts qu’ils paient et de l’utilisation des données personnelles de leurs utilisateurs.  Le monde médiatique vit présentement une crise sans précédent.   Plusieurs journaux régionaux cessent leurs opérations, alors que même les plus gros vivent de sérieuses difficultés en raison de la baisse de leurs revenus publicitaires.  Si certains s’en sortent en délaissant leurs versions papier ou en créant des organisations sans but lucratif, comme l’a fait la Presse, l’avenir des médias n’a jamais été aussi incertain.

Précision des connaissances


Documents iconographiques utilisés
(Sources précises à venir)












































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2 commentaires

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  2. Étant Français, avoir le point de vue de nos amis Québécois sur cette transformation de la société est fort intéressant. Merci pour votre travail !

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