Culture et mouvements de pensée - Régime britannique – L’impérialisme


En 1763, le Traité de Paris confirme que la Nouvelle-France passe aux mains des Britanniques.  Le roi Georges III, par la Proclamation royale et les instructions qu’il donne au gouverneur Murray, tente de faire de Nouvelle-France une colonie typiquement britannique en y imposant de nouvelles structures politiques.  Les immigrants britanniques, essentiellement des marchands, prennent  rapidement le contrôle du commerce et de l’économie coloniale.  La volonté des Britanniques est de rapidement faire de la Nouvelle-France une colonie britannique, même si la population canadienne y est nettement majoritaire. 

Malgré cela, les premiers gouverneurs Murray et Carleton, conscients que les Britanniques sont minoritaires dans la colonie, appliquent avec souplesse l’impérialisme qui vise l’assimilation des Canadiens.  C’est aussi ce qu’écrit une auteure britannique, Frances Moore, dans ce qui est considéré comme le premier roman canadien « The History of Emily Montague ».  L’auteure, après avoir vécu cinq ans à Québec, y écrit que les Britanniques doivent être conciliants avec la population canadienne.  L’impérialisme se manifeste aussi à travers la presse puisque de nombreux journaux naissent durant le Régime britannique.  Le premier, c’est la Gazette de Québec/The Quebec Gazette.  Ce journal bilingue, fondé en 1764, diffuse les annonces officielles des autorités britanniques.  Comme plusieurs Canadiens ne savent pas lire, ce sont les curés qui le lisent en chaire le dimanche.  Dans un autre ordre d’idée, on peut aussi associer la colonne de Nelson à l’impérialisme.  Celle-ci est construite à Montréal en 1810 à l’initiative de marchands britanniques qui veulent rendre hommage à l’amiral Nelson.  Ce dernier a remporté, quelques années auparavant, une bataille navale décisive face à la marine Française de Napoléon.   Le square Victoria, à Montréal, est aussi une manifestation de l’impérialisme britannique.  C’est en 1860, peu de temps après que le Pont Victoria soit inauguré qu’on donne le nom Square Victoria à cet ancien marais asséché dès le début du 19e siècle.  Une statue à l’effigie de la reine y aussi est inaugurée en 1872. 

Jimmy Grenier

Enseignant au secondaire depuis une dizaine d'années, j'utilise ce site pour donner aux élèves un outil supplémentaire pour favoriser leur apprentissage.

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