Économie et développement - Régime français - Capsule 1 - Mercantilisme et commerce triangulaire




Capsule 1  - Mercantilisme et commerce triangulaire

Une chose importante à retenir du Régime français, c’est que le commerce des fourrures, tout comme la plupart des autres activités économiques, sert essentiellement à une chose : enrichir la France.    Dans l’optique impériale du 17e et du 18e siècle, la colonie sert à fournir des matières premières à bas prix à la France.  Dans notre cas, on parle essentiellement du castor.  Ensuite, ces matières premières sont transformées en produits manufacturés, comme par exemple des chapeaux de feutre, pour être revendus aux colonies.  Cette manière de voir les choses, qui profite à la France, est une doctrine économique appelée le mercantilisme.  Elle a été appliquée tout le long du Régime français, avec plus ou moins de rigueur par la France, pour enrichir la métropole.  Dans cette perspective, il est illogique que la Nouvelle-France développe trop son économie et qu’elle entre en compétition avec celle de la France, ce qui explique selon plusieurs son développement plutôt lent.

Comme on applique le mercantilisme et que les marchands ne sont pas soumis à la concurrence, le commerce va enrichir des importateurs français.  Leur manière de procéder est simple : ils fournissent à la Nouvelle-France différents produits manufacturés comme des vêtements, tissus, armes à feu ou de l’alcool, par exemple et les navires font alors l’aller-retour entre la France et la Nouvelle-France, amenant d’une part les matières premières, de l’autre les produits manufacturés.

Avec la construction de la forteresse de Louisbourg, au 18e siècle, va naître ce qu’on va appeler le commerce triangulaire.  À part la Nouvelle-France, la France possède aussi des colonies aux Antilles, comme par exemple ce qui est Haïti aujourd’hui.  Comme la Nouvelle-France, les Antilles françaises vont aussi fournir des matières premières à la métropole.  On parle dans leur cas surtout de canne à sucre ou de rhum.  Ce qui fait dire qu’avec le commerce triangulaire, au fur et à mesure que la Nouvelle-France va dégager des surplus alimentaires, de poisson ou de bois, elle va donc pouvoir les envoyer soit vers les Antilles françaises ou vers la France.

Jimmy Grenier

Enseignant au secondaire depuis une dizaine d'années, j'utilise ce site pour donner aux élèves un outil supplémentaire pour favoriser leur apprentissage.

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