HQC4 - P6 - Les nationalismes et l'autonomie du Canada - 10 - Éducation et formation technique

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Fréquentation scolaire des francophones et des anglophones


Au début du siècle, le taux d'analphabétisme est plus élevé au Québec qu’en Ontario et que dans le reste du Canada, ce qui s’explique par leur plus faible fréquentation scolaire des élèves québécois.  La même tendance s’observe dans la province lorsqu’on compare la fréquentation scolaire des et des anglophones et des francophones.  Toutes proportions gardées, les anglophones fréquentent davantage l’école que les francophones.  Plusieurs facteurs peuvent expliquer cet écart.  Ainsi, certains sont d’avis que l’éducation est davantage valorisée chez les protestants que chez les catholiques.  De plus, les anglophones du Québec sont aussi plus riches que les francophones, ce qui leur permet de défrayer le coût des études.  Les francophones, souvent issus du milieu ouvrier et agricole, ont davantage tendance à vouloir quitter l’école dès la fin du cours primaire pour aller travailler en usine ou encore sur la ferme.

Législation


Au début du siècle 20e siècle, le système scolaire québécois est toujours divisé en deux systèmes scolaires distincts.  Dans les faits, c’est au clergé catholique et au clergé protestant que le gouvernement a remis la responsabilité de l’éducation, ce qui n’empêche pas l’État d’adopter des lois afin d’améliorer celle-ci.  En 1901, le gouvernement libéral tente bien de faire passer la fréquentation obligatoire de l’école jusqu’à l’âge de treize ans, mais cette loi ne sera jamais adoptée.  Il faut attendre 1943 pour que la loi sur la fréquentation scolaire soit adoptée par le gouvernement libéral de Godbout.  En plus d’obliger les enfants de 6 à 14 ans à fréquenter l’école, cette loi instaure la gratuité scolaire au primaire.  

Scolarisation des garçons et des filles


Au Québec, le parcours scolaire est différent selon la langue parlée.  Du côté des anglophones, après le primaire, les élèves peuvent se diriger vers les High School pour ensuite accéder à l’université s’ils le désirent.  Quant aux garçons francophones, après le primaire, ils peuvent poursuivre leurs études en se dirigeant vers les collèges classiques.  Généralement réservés aux mieux nantis, ces collèges permettent d’accéder ensuite à l’université.  On y enseigne des matières comme les lettres et la philosophie, un choix de contenu dont la pertinence est remise en question par plusieurs à l’époque, qui croient qu’on devrait mettre plutôt l’accent sur des matières modernes comme les sciences et le commerce.  Les jeunes filles sont exclues du cours classique jusqu’en 1908, date où le premier collège classique qui leur est réservé est ouvert à Montréal.  Sinon, celles qui désirent poursuivre leurs études après le primaire sont plutôt dirigées vers les écoles ménagères qui les préparent à la vie domestique.  Peu d’entre elles ont la possibilité de recevoir un enseignement supérieur puisque l’accès aux universités francophones leur est généralement bloqué.  D’autre part, afin de répondre aux besoins de l’industrialisation, des écoles professionnelles et techniques sont ouvertes par le gouvernement afin de former des élèves dans des métiers comme le bois, la mécanique et l’électricité. 

En 1907, une première école de commerce et d’administration est ouverte : l’école des Hautes études commerciales, et a pour objectif de former de futures gestionnaires.  D’autres écoles spécialisées voient aussi le jour, comme des écoles techniques d’arpentage ou de foresterie ou d’agriculture.

Perfectionnement des pratiques agricoles


À cette époque, deux écoles en agriculture offrent un programme en agronomie : l’École permanente d’agriculture, de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, et l’institut d’agriculture d’Oka.  Celles-ci permettent de perfectionner les pratiques agricoles.  En plus de ces écoles, la mécanisation, permet  aussi de faire de l’agriculture de manière plus efficace, notamment avec l’arrivée du tracteur.  En 1924, des cultivateurs se regroupent afin de défendre leurs intérêts et fondent l’Union catholique des cultivateurs.   L’UCC encourage la fondation de coopératives agricoles et fait la promotion de la colonisation, mais elle incite aussi les cultivateurs à moderniser leurs pratiques.  L’union fait aussi pression sur les gouvernements pour qu’ils adoptent des mesures qui améliorent leurs conditions comme le programme du crédit agricole et ils militent pour l’électrification rurale.

Précision des connaissances




Documents iconographiques utilisés

Sources à venir































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1 commentaire

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