Culture et mouvements de pensée - Période contemporaine - Le fascisme



Au cours des années 20, mais surtout avec la Crise économique des années 30, plusieurs mouvements de pensée radicaux vont émerger en Europe.  Ceux qui prônent ces courants de pensée tentent, chacun à leur façon, de trouver une solution aux problèmes politiques, économiques et sociaux de l’époque.  Une de ces idéologies, c’est le fascisme.   Ce courant de pensée, popularisé par Benito Mussolini en Italie, et qui sera en bonne partie repris plus tard par Adolf Hitler en Allemagne, rejette en bloc les valeurs du Siècle des Lumières.  Les fascistes n’adhèrent pas au libéralisme ni à l’individualisme, tout en rejetant tout autant communisme.  Les partisans du fascisme se définissent aussi par un nationalisme raciste qui s’en prend notamment aux Juifs ainsi qu’à d’autres minorités.   De plus, les fascistes renient la démocratie libérale.  Ainsi, ils  prônent une dictature contrôlée par leur parti et accordent une grande importance à leurs chefs qu’ils vont aduler.

Au Québec, ce mouvement de pensée est incontestablement incarné par Adrien Arcand, celui qu’on a surnommé le Führer canadien.  Dans les années 20 et 30, Arcand est d’abord un journaliste.  Il écrit dans plusieurs publications, comme le Goglu, le Miroir et le Chameau en défendant les valeurs des fascistes.  Cependant, c’est 1934 qu’il fonde le Parti national social-chrétien, un parti fasciste résolument inspiré du Parti nazi allemand dont il admire le chef, Adolf Hitler.  Il va d’ailleurs imiter les fascistes européens en adoptant leurs rituels et leur symbolique.  Par exemple, on voit à Montréal les partisans d’Arcand portant des uniformes, les chemises bleues, faire le salut hitlérien en public.  Ils tentent de démontrer leur force par leur propagande ainsi que leur présence dans différents événements.

Au Québec, il est difficile de dire exactement combien de personnes ont adhéré au fascisme, mais on sait que leur présence a suscité plusieurs controverses.  Une de celle-ci concerne une fresque peinte par Guido Nincheri dans l’église Notre-Dame-de-la-Défense à Montréal, au début des années 30.  L’artiste avait peint sur celle-ci un portrait de Mussolini, ce qui a amené plusieurs observateurs de l’époque à le soupçonner d’être sympathique à la cause fasciste.  Tout comme Adrien Arcand, il sera d’ailleurs emprisonné durant la Deuxième guerre mondiale.  On peut observer d’autres manifestations du fascisme au Québec dans les autres publications d’Adrien Arcand ou encore sur certaines affiches antisémites, comme celle du village de Ste-Agathe.

Jimmy Grenier

Enseignant au secondaire depuis une dizaine d'années, j'utilise ce site pour donner aux élèves un outil supplémentaire pour favoriser leur apprentissage.

0 commentaires: