HQC4 - P6 - Les nationalismes et l'autonomie du Canada - 2 - Clérico-nationalisme

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L’Action française


L’abbé Lionel Groulx est un des principaux porte-paroles du clérico-nationalisme, la forme que prend le nationalisme canadien-français dans les années 1920.. En plus de ses fonctions de prêtre, d’historien et d’enseignant, Lionel Groulx dirige l’Action française.  Cette revue, fondée en 1917, défend les idées du clérico-nationalisme.   On compte parmi les rédacteurs de celle-ci plusieurs membres du clergé et plusieurs intellectuels laïques influents des années 20.  En plus de défendre la langue française, ces nationalistes prônent un repli des canadiens-français vers les valeurs qui sont chères à l’Église, comme la religion catholique et les traditions canadiennes-françaises.  Selon eux, seules celles-ci permettront aux Canadiens-français du Québec de survivre dans l’environnement anglo-saxon qui les entoure.  Ils sont d’avis que la vie en ville amène des occasions de pécher et met en péril les valeurs des canadiens-français. C’est pourquoi le clérico-nationalisme valorise le mode de vie rural qui est basé sur l’agriculture.  

Programme de restauration sociale


En 1911, l’École sociale populaire est créée.    Composée de politiciens, d’intellectuels et de membre du clergé, celle-ci défend la doctrine sociale de l’Église, qui prône de meilleurs conditions de travail pour les ouvriers.  En 1933, pendant la Crise économique, l’École sociale populaire publie le Programme de restauration sociale, un texte dans lequel elle dénonce les abus du capitalisme qui fait,selon elle, beaucoup trop de place au profit plutôt qu’aux valeurs chrétiennes.  Elle propose plusieurs solutions aux problèmes engendrés par la crise, notamment un rôle accru de l’État dans la répartition des richesses, la relance de la colonisation, un thème cher aux clérico-nationalistes et un soutien aux coopératives.

Rôle des francophones dans l’économie


Au début du 20e siècle, les francophones ont peu de place dans l’économie du Québec, qui est contrôlée en bonne partie par les anglo-saxons.  Les capitaux investis au Québec proviennent essentiellement des États-Unis et du Royaume-Uni, ce qui explique un peu pourquoi certains nationalistes de l’époque sont d’avis qu’il faille nationaliser certains secteurs de l’économie comme l’électricité ou les banques.  Les nationalistes font aussi la promotion de coopératives en milieu agricole ainsi que du mouvement des caisses Desjardins puisqu’ils sont bien conscients que les francophones ont souvent du mal à avoir accès aux capitaux. Malgré leur place prédominante comme main-d’oeuvre ouvrière et dans le monde agricole, certains Canadiens-français lancent toutefois de petites entreprises à Montréal et Québec.  C’est un peu pour faciliter leur accès au monde des affaires qu’est fondée en 1907 l’École des Hautes études commerciales.

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